La semaine dernière, le journal 24 Heures  rapportait un «die-in» organisé par des étudiants de l’UQAM. L’événement a eu lieu à la station Berri- UQAM. Une trentaine d’étudiants de l’UQAM ont décidé de protester contre la hausse des frais de scolarité. Au signal d’une trompette les étudiants se sont effondrés à même le sol. Ce geste symbolique visait à dénoncer la hausse de frais de scolarité.

On peut se demander si l’augmentation des frais de scolarité va entraîner une baisse dans les inscriptions à l’université ? Cela mènera-t-il à un décrochage forcé, à une éducation à double vitesse? Ceux qui auront les moyens financiers iront à l’université et pas les autres? L’accès à l’université deviendrait –il un luxe?

Sur le terrain, nous rencontrons de plus en plus jeunes désireux de créer leur propre, à condition d’aller développer leur savoir à l’université. Le désir d’entreprendre au Québec étant déjà faible 6.9%, contre  à  11.1% en Ontario et 16.9% en Colombie Britannique (selon une étude réalisée par la Fondation de l’entrepreneurship et la Banque de développement du Canada au mois de septembre 2010). L’entreprenariat est-il par la même occasion menacé par cette hausse de frais de scolarité?

Finalement, si cette hausse de frais de scolarité annoncée finit par créer des décrocheurs forcés, une chose semble certaine, toutes les sphères économiques devraient en pâtir, comme l’attestait le Conseil canadien sur l’apprentissage : un décrocheur a bien plus de risques qu’un diplômé de vivre d’aide sociale, de devoir se contenter d’un emploi précaire ou d’avoir des ennuis de santé. Le coût du décrochage est élevé: chaque décrocheur signifie des baisses de rentrées fiscales, un ralentissement de la croissance économique, une plus grande pénurie de main-d’œuvre qualifiée et plus de pression sur les programmes sociaux. (La Presse du 9 février 2009)

Pour finir que pensez-vous de ce geste de protestation des étudiants de l’UQAM ?

Le débat est lancé ! Vos commentaires et réactions sont attendus avec impatience !

Constantin Tombet-Moupegnou et Anna Sylla